jeudi 19 juin 2008

POUR 2011, BONI YAYI RESTE LE MEILLEUR CHOIX


C’est surprenant de parler de 2011 alors que nous sommes en 2008, diront certains sceptiques qui manquent de compétences en analyse prospective, en sondage et en recoupement. Pourtant le constant est là. Même les adversaires de première heure du premier magistrat du Bénin savent que 2011 reste l’année du président Boni Yayi. Divinement, politiquement, techniquement et assurément, c’est ce que confirment toutes les combinaisons d’alliance possibles, les sondages, les projections. Quoi qu’on dise, 2011 sera l’année de consécration, de confirmation pour l’actuel chef d’Etat. Boni Yayi rempilera à tous les coups et à coup sur à la tête du pays.


Ce n’est pas une analyse d’un partisan, d’un ardent défenseur des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Ce n’est non plus une affirmation gratuite d’un novice, d’un néophyte ou d’un opportuniste en quête de positionnement. Ce n’est pas le fruit d’une imagination fertile, d’un échauffement cérébral. Ce n’est pas parce que je suis payé pour le dire, mais ceci représente la réalité. Aujourd’hui, les forces politiques se sont cristallisées en G4 pour certains et en G13 pour d’autres avec en face les FCBE. C’est du moins le constat fait à la veille des communales et des locales de 2008. G13 et G4 se sont réunis pour combattre jusqu’au dernier retranchement les FCBE dans le cadre de ces locales et communales. Ce qui est fait même si sur le terrain les résultats ne donnent ni les FCBE, le G13 ou le G4 gagnant sur le plan national. Ce qu’on a constaté, c’est que les FCBE ont eu l’avantage de se présenter sur tout le territoire national. Du coup, ils s’en sortent avec un nombre nettement supérieur de conseillers et de délégués. Mais là n’est le but de notre réflexion. Notre analyse s’attarde à démontrer que malgré tout Boni Yayi gagnera la présidentielle de 2011. Pourquoi ?

Les réponses à cette question se trouvent sur le plan de l’instabilité des alliances politiques, le mensonge de groupes, le souvenir de 1996 pour certains, la divergence de point de vue et de combats, la différence de richesses des leaders des partis (l’entassement de richesses est différent dans le G4) et la guerre de leadership. D’abord les alliances de 2008 sont instables à plusieurs points de vue : le G4 est composé de la Renaissance du Bénin (RB), du Parti Social Démocrate (PSD), du Parti du Renouveau Démocratique, du Mouvement Africain pour la Démocratie et le Progrès (MADEP). En 1996, la RB a perdu la présidentielle à cause du ralliement tactique du PRD avec le NCC du professeur Albert Tévoèdjrè. Cette alliance contre Nicéphore Dieudonné Soglo lui a fait perdre le pouvoir en 1996 et en 2001. Et pour cela, les SOGLO ne sont ni prêts à oublier ni pardonner. Même si les leaders oublient, les électeurs à la base ont encore vivaces à l’esprit cet échec cuisant du leader des houézèhouè. Au final, voir la Renaissance du Bénin voter pour le PRD en 2011 reste de la pure fiction et relève simplement du domaine de l'imaginaire. Cette analyse est d’autant plus intéressante si on la replace dans le contexte de 2006 avec la présidentielle et l’élection de Boni Yayi. Certes le G4 dans son ensemble semble s’opposer actuellement à la gestion faite par le docteur Boni Yayi du pouvoir (déclaration de Cotonou) mais chacun des membres du G4 savent au fond de leur conscience parce que c’est la réalité, que 2011 reste l’année de Boni Yayi. Les divergences inavouées, les griefs caches des uns contre les autres contribuent à cet état de choses. Ce qui fait que pour appeler à voter en 2011, ces leaders n’appelleront jamais un membre du G4. L’occupation du fauteuil présidentiel est tant envié par ces derniers et cela avec la même intensité qu’ils préféreront perdre ensemble que de choisir quelqu’un parmi. Cela est clair pour le G4, ils vont s’éclater bientôt au profit de Boni Yayi. D’ailleurs, le président Boni Yayi aurait avantage à composer avec la Renaissance du Bénin puisqu’il a déjà Tévoèdjrè de son côté pour renforcer sa prochaine victoire. La victoire est certaine, mais il pourra la renforcer au besoin.

Parlons du G13 à présent. Il faut dire d’entrée de jeu que le G13 est la partie mécontente des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE). Or le mécontentement n’est pas synonyme de l’opposition. La colère est passagère et cela nous est révélé dans les plus grands livres de la sagesse. Dans la Bible, on a plutôt célébré le retour de l’enfant prodigue. Il en sera ainsi du G13 en 2011 qui va retourner au père parce que l’enfant qui se fâche contre son père n’a jamais souhaité sa mort. Bien au contraire c’est en ces moments que la fibre paternelle et familiale s’affiche, s’aiguise et s’affirme. D’ailleurs qu’il s’agisse de Saley ou Gbadamassi, d’Agoua et autres, leur souhait a toujours été de travailler avec Boni Yayi. Seulement ils ont un passé qui les rattrape. Ce n’est pas tant leur volonté mais c’est seulement un petit groupe autour du président qui les écarte à raison les obliger à faire des cure de jouvence politique. Il suffit que le G13 se fasse baptiser à l’autel des FCBE pour soutenir à vive voix leur chef commun. Il suffit pour eux de confesser leur péché, de jurer de ne plus retomber dans les dédales de la chienlit pur obtenir la grâce du père. Et sans nul doute, c’est ce qu’ils feront. Parce qu’il faut bien le dire, la réalité des élections communales au Bénin, n’est pas la même que celle de la présidentielle. Quand il s’agira de choisir le président, les positionnements seront différents. Aussi bien le G13, la RB, le MADEP, le PSD s’aligneront derrière les FCBE contre le PRD de maitre Adrien Houngbédji.

Yayi Boni succédera à lui-même en 2011. Mais pour cela, il y a un bémol. Il doit tout faire pour s’approprier la formule de la jarre trouée, symbole de la gestion politique béninoise, symbole du visage béninois, symbole de sa particularité.

Ce que je crois

samedi 14 juin 2008

La danse des déchets solides à Cotonou : myopie ou manque de compétences

Pourquoi la gestion des déchets solides dans la ville de Cotonou apparaît comme la plus calamiteuse qu'on ait jamais connu? La réponse à cette question se trouve à deux niveaux esssentiellement: conceptuel et opérationnel. D'abord aussi bien pour les autorités municipales que la population de la ville, les déchets solides sont considérés comme une chose à jetter et non comme un problème à gérer. Il suffit de prêter une attention aux comportements des populations elles mêmes : vous les voyez verser les restes de nourritures dans les collecteurs d'eaux pluviales, jetter les déchets solides en plein air en créant des décharges sauvages par ci par là et pour certains, en refusant de s'inscrire aux structures de collecte des déchets. Cette situation compromet la propreté urbaine et le visage de la ville. Certains n'hésitent même pas à désigner Cotonou comme la ville aux mille déchets. Pour les autorités, c'est une carence grave au niveau de la gestion de la filière. Puisqu'il faut le signaler, la gestion des déchets est une filière : elle part de la pré-collecte, de la collecte au regroupement sur les décheteries jusqu'à l'étape ultime de l'enfouissement technique. Ici à cotonou, le processus s'arrête malheureusement au niveau du regroupement des déchets dans des bacs ou centres de regroupements installés dans la ville ou en périphérie. Cela est d'autant plus grave que la promiscuité de ces tas d'imondices créent de sérieux problèmes de santé publique aux populations riveraines et la population générale. Le phénomène de NIMBY (not in my back yard) accentue les difficultés opérationnelles de la mairie qui est obligée de changer de site à chaque fois. Mais ceci est valable lorsque la mairie présente une volonté temporaire de faire face aux problèmes. Sinon l'attitude la plus répandue consiste à laisser les déchets solides à leur propre sort afin que ces derniers continuent de discuter les trottoirs, les artères, la places publiques avec les populations. Or la ville est comme un organisme humain. Elle mange et après avoir mangé, elle élimine. A cet effet la municipalité de Cotonou au lieu de revendiquer à cor-et-à-cri la gestion du marché Dantokpa, ne ferait elle pas mieux d'exceller dans un premier secteur où sa compétence n'est pas discutée : celle de la gestion des déchets solides? Pourquoi attendre aussi longtemps avant de mettre en place une politique efficace de gestion des déchets solides dans la ville? une question de myopie ou de compétences? Il est d'agir car la croissance démographique elle ne donne pas de délai. Et comme indiqué dans une métaphore plus haut, pourquoi ne pas prévoir des "toilettes" (centre d'enfouissement technique) pour une gestion ultime des déchets solides dans la ville.
Ce que je crois

Ce que je crois

La politique de "qui gagne prend tout" hypothèque dangereusement les nouvelles démocraties et les démocraties rétablies. Une fois élue à la tête du pays, le président, le chef, le guide au départ rempli d'une humilité sans faille; se transforme très rapidement en léviathan, en guide suprême ou tout simplement en dictateur. Certains vont jusqu'à prôner la fin des partis politiques jusque là seuls garant du jeu démocratique et de l'alternance. C'est ainsi que de véritables blocages institutionnels s'intallent handicapant du coup les élans de développement des pays. Du Sénégal au Bénin en passant par la Côte d'ivoire, le Burkina faso, le Soudan etc.; le phénomène est identique même s'il prend par moments des couleurs locales. Comment introduire une vraie culture démocratique au sommet pour être conforme aux aspirations des peuples à la base? Comment rendre opérationnel le symbole de la jarre trouée afin que chaque fille et fils contribue efficacement aux élans de développement de son pays? C'est dans ce contexte très trouble qu'intervient ce que je crois, un blog de culture démocratique par excellence, de dénonciation des dérives démocratiques et de soutien aux initiatives de paix et de développement. Ce creuset d'expression plurielle qui se spécialise très tôt en politiques de développement, en démocratie, en environnement et en économie est le vôtre. Contribuez -y pour le bien du Bénin et des pays africains.
Ce que je crois