vendredi 31 mai 2019

L’Archidiocèse de Cotonou organise à Toffo, la première foire de l’agriculture et de la foi



L’archidiocèse de Cotonou organise du 21 au 27 novembre 2019à Toffo la première édition de la Foire de l’agriculture et de la foi. L’annonce a été faite par l’Archevêque de Cotonou, Monseigneur Roger Houngbédji, au cours d’une conférence de presse tenue mercredi 29 mai 2019, à la Salle de presse de la Paroisse Saint Michel de Cotonou.   


Mgr. Rogatien HOUNGBEDJI
Sous le thème : «Mission de l’évangélisation par les œuvres: Faire de l’agriculture un métier valorisant les fidèles dans leurs milieux de vie», la Foire de l’agriculture et de la foi de l’Archidiocèse de Cotonou vise à faire connaître au grand public, les actions agricoles de l’Apostolat au Bénin et de créer une image innovante, professionnelle de l’agriculture orientée vers la qualité et le respect des normes. Il sera question à terme, non seulement de susciter la prise de conscience des atouts de l’Agriculture dans le diocèse, mais également de favoriser la connaissance et la valorisation des métiers agricoles. En effet, dès sa prise de charges et pour mieux faire face aux défis de son mandat, l’Archevêque de Cotonou, Monseigneur Roger Houngbédji a initié un Plan stratégique d’action pastorale (Psap). Le diagnostic extérieur qui a conduit à ce plan stratégique a révélé une diversité de zones urbaine, rurale et lacustre; une croissance démographique, marquée par une forte proportion de jeunes, les flux migratoires et l’exode rural. Quant au contexte socio- économique, il est marqué par la pauvreté et le chômage surtout des jeunes, une faible production agricole. Cette situation explique pour une large part, à en croire les propos de l’Archevêque, la migration clandestine des jeunes vers les métropoles étrangères à la recherche d’une existence meilleure, mais sans aucune garantie. Selon l’Archevêque de Cotonou, ces phénomènes influencent négativement l’annonce de l’Evangile qui est la première mission de l’Eglise. Et pour contribuer au recul de la paupérisation, l’agriculture, première source de richesse et qui contribue pour 32,7 % en moyenne au PIB (Produit Intérieur Brut), reste et demeure un instrument fondamental de développement durable et de réduction de la pauvreté. Ce qui justifie selon ses propos, l’initiative de la foire qui fera office de cadre de réflexions, de partage et d’émulation. Il y sera exposé le potentiel agricole de l’archidiocèse et celui des autres diocèses du Bénin. Sont également attendus, les animateurs de la production agricole des pays voisins. Plusieurs types d’activités sont prévus.

Des expositions

Les stands des exposants sont regroupés en six univers à savoir l’élevage et ses filières où il sera question de la présentation des animaux ; la pêche et aquaculture pour les ressources halieutiques du Bénin avec toutes les opportunités de la pisciculture; les cultures et filières végétales : dans cet univers, les filières prioritaires, les filières d’exportation traditionnelle seront à l’honneur avec les Recueils technico-économiques de l’Inrab (Institut national de recherche en agriculture au Bénin) ; les métiers et services de l’agriculture : ici il sera proposé des animations assurées par les structures du Ministère de l’Agriculture, du Ministère de la formation professionnelles et des partenaires techniques et financiers qui œuvrent   dans le secteur agricole au Bénin et l’Agro biologique pour valoriser l’agriculture durable et ses atouts. Un Village sera installé et sera l’épicentre culturel de la foire, dans une ambiance festive où les forains et visiteurs s’égayeront. 

Des conférences et rencontres BUSINESS TO BUSINESS

Un espace B2B sera aménagé pour favoriser la mise en relation entre offreurs (financiers, équipementiers, et fournisseurs d’intrants) et demandeurs (entreprises agricoles, coopératives agricoles, ctc) en créant des opportunités d’affaires. Avec le soutien des partenaires, plusieurs thématiques seront développées relativement à plusieurs centres d’intérêts. Des formations pratiques seront offertes aux porteurs de projets agricoles, aux promoteurs agricoles sur comment créer et gérer une entreprise agricole, l’éducation financière. Dans l’optique de promotion de l’initiative entrepreneuriale agricole, un cocktail de découverte de différents produits locaux sera organisé tous les après-midi. Chaque jour, le salon accueillera les partenaires qui présenteront leurs structures, leurs expériences en matière d’accompagnement ou de financement. Cette présentation sera suivie d’une série de questions-réponses.
Fichier soundcloud


mercredi 7 juillet 2010

Le Changement : Lorsque la corruption dans les marchés publics s'installe




Achat de machines agricoles, comment le gouvernement a contourné le Code des Marchés Publics? Le député Yahouédéhou confond preuves  à l'appui le gouvernement dans l'affaire dite des machines agricoles. CEN-SAD, le clair obscur du gouvernement. Affaire CEN-SAD, le gouvernement peine à étouffer les actes de malversations. Tels sont les titres à la Une de la plupart des journaux de la place sur les actes de corruption à l'ère de changement où le gouvernement est devenu la principale cible. 

Les marchés publics des "machines agricoles" au peigne fin

Tenez, certains éditoriaux indiquent que dans le cadre de l’interpellation du président de la République dans l’affaire d’acquisition des machines agricoles par le Programme de promotion de la mécanisation agricole (PPMA) dirigé par André Okounlola, les révélations faites ont éclairé l’opinion sur le flou entretenu au sujet de ce dossier et qui a porté sur les surfacturations, la qualité du matériel et le phénomène du gré à gré.  En effet, les documents exhibés par l’honorable Janvier Yahouédéhou portent sur la surfacturation des tracteurs de 30 chevaux qui coûtent 1 897 400f et déclarés à 9 000 000F, ceux de 60 chevaux qui coûtent en réalité 2 936 000 F mais livrées à 12 000 000. S’agissant des déchausseuses, elles coûtent 384 000 000F mais les fonds publics engagés sont dans l’ordre de 1 090 000 000F.

L'article précise que pour parvenir à leur dessein de magouille, il a fallu la création des sociétés écrans par des personnes ayant des liens de parenté établies par rapport à ceux qui pilotaient le dossier. C’est donc par elles que les transactions financières ont été effectuées à en croire les propos de l’honorable. Selon lui, bon nombre de ces sociétés ont une existence très jeune et n’offrent aucune garantie. La société « GIROTRACK » qui a livré les déchausseuses par exemple n’existe plus. Ce qui confirme que la non réalisation d’enquête de crédibilité en son temps par rapport aux entreprises soumissionnaires n’a pas été faite.

Outre cela, il y a le fait que les sociétés béninoises ayant souscrit et gagné ces marchés sont créées de toute pièce afin de faciliter la concrétisation du marché de dupes. Ce qui leur a permis de gagner des marchés de montants importants en violation des principes qui organisent le processus. Une d’entre elles n’a que quatre mois de durée de vie, mais pourtant a pris un marché de 1 090 000 000f. Une autre de cinq mois a eu un marché de 874 000 000 F.

Concernant la qualité des machines, il faut souligner que la plupart sont tombées en panne trois mois après leur livraison. Selon la lettre N° 608 du 08 septembre 2009 du CERPA, sur les 18 tracteurs de 60 chevaux dans l’Atacora, cinq ont eu une fuite d’huile, deux ont des problèmes de vilebrequin et un a une fuite de gasoil. Ces machines, quelques semaines après leur réception ont toutes l’air rouillé.

Pour ce qui est du gré à gré, le député Yahouédéhou fait remarquer que le code des marchés publics impose la barre des 10% du montant total tandis que 100% du marché l’a été. Ce qui à ses yeux confirme que tout est fait dans le but de détournement les fonds. Raison pour laquelle, il invite le père de la Nation à se détacher de ses intérêts politiques pour mettre en place une commission afin de faire la lumière sur ce dossier de corruption à la taille de la CEN-SAD. Au sujet de la question, les interventions des députés ont condamné l’acte considéré selon eux comme un crime financier qui mérite d’être sanctionné. Selon Eric Houndété, le gouvernement est hors sujet faute de preuves et d’arguments. 

Il ne comprend pas l’argument du gouvernement qui met l’accent sur une urgence pour s’adonner à de tels débordements. A en croire à ses propos, c’est le règne de l’irresponsabilité et du refus d’assumer la confusion dans les procédures administratives et le mensonge érigé en système de direction.

Augustin Ahouanvoèbla a dénoncé de son côté le règne d’une République bananière où le détournement des moyens de l’Etat est la règle d’or. Pour lui, le gouvernement aurait pu privilégier la Chine qui était le premier pays à offrir des tracteurs à notre pays pour les achats. Son collègue Akotègnon n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer la mafia et le favoritisme au sommet de l’Etat. Mais a-t-il ajouté le peuple n’est pas dupes et saura sanctionner.

La régulation et le contrôle des marchés publics portés disparus

Les esprits naïfs déduisent assez facilement que cette affaire est plutôt politique alors que tout technicien averti remarquera que les instances en charge de la régulation et du contrôle des marchés publics sont allées un peu trop vite au repos. Connaissant les différentes étapes d'approbation des marchés publics même ceux inscrits dans une procédure de gré à gré, on sait que les fonctions de contrôle sont institués pour une commande publique bénéfique au pouvoir public.

Ce qui n'a pas été le cas. La grande moralité dans cette affaire est que soit ces structures ont fait la politique de l'autruche soit, elles ont entérinés la magouille. Histoire de dire, n'oublie pas d'envoyer ma part. Et comme on sait bien le faire depuis un temps, on vient le lendemain à la télévision pour proclamer des itérations à titre de justificatifs comme ce fut le cas dans l'affaire CEN-SAD.  

Cette manière d'entretenir la saignée des finances publiques doit cesser. Il importe désormais que tous les acteurs impliqués dans cette affaire apportent à l'image du député Yahouédéhou, des preuves pour supporter leur argumentation. Ce n'est que comme ça que les principes de transparence, de liberté d'accès à la commande publique et d'égalité de traitement des candidats chers aux marchés publics, pourraient être respectés. 

ATCHAKPODJI


mardi 31 mars 2009

L'ORTB et les milliards de la médiocrité

Il se passe quelques choses d’extraordinaire à l’ORTB, la chaîne publique des grands énervements ! Quelque chose d’inexplicable ! Puisque finalement, le commun des mortels se demande si c’est vraiment de l’argent que l’office a besoin pour atteindre le régime moyen de performance des organes de presse moderne. Cela parce qu’au jour au jour, les dirigeants de cette institution font regretter au Président de la République, son geste de début de mandat qui consiste à accorder une subvention de taille aux organes publics de presse. Plus d’un milliard et demi de francs CFA pour élarguer à cet office les branches de l’a peu près, de l’immobilisme et des contre performances.

Deux ans après, c’est l’amertume, le regret, la désolation, la chienlit ! Deux ans après, c’est encore le manque de vision, le pilotage à vue, l’égarement ! Deux ans après, c’est toujours la médiocrité : traitement archaïque et redondant de l’information, personnel affalé, vieilli et peu motivé ; programme figé dans le temps ; toujours des pannes techniques, non respect des rendez vous donnés aux auditeurs et téléspectateurs, les règles élémentaires du métier sont bafouées : seuls les cadreurs sont envoyés sur le terrain pour donner des interviews… une liste longue de situations inconfortables ! 

On psalmodie ici et là que l’ORTB offrira une couverture intégrale du territoire national ! Mais Athiémé, Aguégué, Agoué, Aplahoué, Ouaké, Sakété continuent de traquer le signal sans succès ! Quelle déception !

Décidemment, l’Office des Regrets et Turpitudes du Bénin (ORTB) continue de détonner par la médiocrité et nul ne sait quand on sortira de cette auberge des énervements !


vendredi 18 juillet 2008

OBESITE A L’AFRICAINE : MALNUTRITION OU BEAUTE FEMININE ?

« Si je dois caresser une femme, il faut qu’elle ait de la chair. Si la femme n’est pas corpulente, je me demande bien ce que je vais caresser ! » . Cette assertion de mon professeur d’anglais de terminale lors de nos échanges en privé, rend compte nettement du profil de femme que la majorité des béninois désirent avoir sous leur toit : une forme bien segmentée, une femme avec des assortis bien au point, une femme d’une carrosserie robuste et distinguée. Une femme quand même avec un peu de chair sur la peau, une femme d’une rondeur impressionnante. C’est cela la femme « idéale » que bien de jeunes désirent ardemment de nos jours. Si ceci est une vérité béninoise, il n’en demeure pas moins vrai que d’autres pays de la sous région excellent déjà dans ce domaine singulier de la beauté féminine. En Mauritanie par exemple, la future épouse doit être suffisamment gavée pendant des mois avant son mariage de sorte que ce jour là, elle soit grosse, balèze, herculéenne, forte, robuste. Du coup, toutes les familles se consacrent essentiellement au gavage de leur fille si celle-ci aborde l’âge de la puberté.

Dans ce contexte très trouble de VIH sida, la maigreur d’une femme laisse penser à bien de choses. Peut être qu’elle a le Sida ! C’est bien étrange qu’elle soit aussi mince ! Ce sont là les ragots entendus ici là sur les femmes sveltes en laissant de côté le vrai problème de société que constituent de nos jours l’obésité. En réalité, bien de femmes développent une obésité sans précédent en se camouflant sous le couvert de la beauté féminine empreinte des exigences conjugales. Au lieu de prendre le problème au sérieux, elles s’accrochent aux commentaires, aux flatteries des amies : hé copines, tu as grossi hein ! Qu’est ce que tu manges ? Dis le moi afin que je fasse comme toi ! Non mesdames. La rondeur d’une femme n’est pas synonyme d’une beauté féminine. Il faut d’abord aller aux analyses pour contrôler son IMC c'est-à-dire l’indice de masse corporelle. Seul cet indice renseigne sur le caractère obèse d’une femme. Avec un IMC> 40, cela signifie très clairement que la femme est grosse obèse et souffre déjà d’une malnutrition très avancée. Ces dernières devront en principe faire des consultations régulières auprès des spécialistes de la médecine nutritionnelle pour le suivi de leur état nutritionnel. Or on constate dans la réalité que les femmes obèses ignorent leur état de santé en se fondant sur les appréciations sociales de l’heure. Etre grosse est synonyme de bonne santé, c’est pourquoi certains s’étonnent quand on leur dit qu’elles sont malades. Elles ne comprennent quand on leur dit qu’avec leur état de santé, elles peuvent avoir une hypertension artérielle (HTA) critique ; elles ne comprennent quand on leur dit qu’elles vont développer des maladies cardiovasculaires, elles ne comprennent plus cette contradiction du moins cette contrariété de situation. Elles ne comprennent plus enfin pourquoi ce qui est en vogue soit une source de maladies ! Encore non mesdames ! Vous êtes malades.

On comprend alors de façon générale, que c’est le système social lui-même qui encourage l’obésité alors qu’elle est une maladie très grave. A l’instar de la maigreur (malnutrition chronique), du kwashiorkor, du marasme, l’obésité est une forme de malnutrition longtemps ignorée des africains. L’obésité loin d’être

Aux USA et au Canada, ce qui contraste d’ailleurs avec la réalité africaine, ce sont les femmes sveltes qui ont la côte dans la drague. Les autres sont laissées pour compte sauf si un miracle fait qu’elle tombe sur une africain en quête de nationalisation. Il apparaît alors pressant que les politiques nationales des pays africains traitent l’obésité comme un problème de santé publique. Puisque plus les maladies cardiovasculaires vont s’accroître, plus les situations de HTA critiques vont se développer, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer l’augmentation des décès dans la population active, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer la chute de l’espérance de vie dans nos sociétés, nous n’aurons enfin que nos yeux pour pleurer notre retard sur le développement. Et ainsi, nous n’auront plus les yeux pour pleurer nos proches, du reste ceux qui ont survécu.

Ce que je crois

jeudi 19 juin 2008

POUR 2011, BONI YAYI RESTE LE MEILLEUR CHOIX


C’est surprenant de parler de 2011 alors que nous sommes en 2008, diront certains sceptiques qui manquent de compétences en analyse prospective, en sondage et en recoupement. Pourtant le constant est là. Même les adversaires de première heure du premier magistrat du Bénin savent que 2011 reste l’année du président Boni Yayi. Divinement, politiquement, techniquement et assurément, c’est ce que confirment toutes les combinaisons d’alliance possibles, les sondages, les projections. Quoi qu’on dise, 2011 sera l’année de consécration, de confirmation pour l’actuel chef d’Etat. Boni Yayi rempilera à tous les coups et à coup sur à la tête du pays.


Ce n’est pas une analyse d’un partisan, d’un ardent défenseur des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Ce n’est non plus une affirmation gratuite d’un novice, d’un néophyte ou d’un opportuniste en quête de positionnement. Ce n’est pas le fruit d’une imagination fertile, d’un échauffement cérébral. Ce n’est pas parce que je suis payé pour le dire, mais ceci représente la réalité. Aujourd’hui, les forces politiques se sont cristallisées en G4 pour certains et en G13 pour d’autres avec en face les FCBE. C’est du moins le constat fait à la veille des communales et des locales de 2008. G13 et G4 se sont réunis pour combattre jusqu’au dernier retranchement les FCBE dans le cadre de ces locales et communales. Ce qui est fait même si sur le terrain les résultats ne donnent ni les FCBE, le G13 ou le G4 gagnant sur le plan national. Ce qu’on a constaté, c’est que les FCBE ont eu l’avantage de se présenter sur tout le territoire national. Du coup, ils s’en sortent avec un nombre nettement supérieur de conseillers et de délégués. Mais là n’est le but de notre réflexion. Notre analyse s’attarde à démontrer que malgré tout Boni Yayi gagnera la présidentielle de 2011. Pourquoi ?

Les réponses à cette question se trouvent sur le plan de l’instabilité des alliances politiques, le mensonge de groupes, le souvenir de 1996 pour certains, la divergence de point de vue et de combats, la différence de richesses des leaders des partis (l’entassement de richesses est différent dans le G4) et la guerre de leadership. D’abord les alliances de 2008 sont instables à plusieurs points de vue : le G4 est composé de la Renaissance du Bénin (RB), du Parti Social Démocrate (PSD), du Parti du Renouveau Démocratique, du Mouvement Africain pour la Démocratie et le Progrès (MADEP). En 1996, la RB a perdu la présidentielle à cause du ralliement tactique du PRD avec le NCC du professeur Albert Tévoèdjrè. Cette alliance contre Nicéphore Dieudonné Soglo lui a fait perdre le pouvoir en 1996 et en 2001. Et pour cela, les SOGLO ne sont ni prêts à oublier ni pardonner. Même si les leaders oublient, les électeurs à la base ont encore vivaces à l’esprit cet échec cuisant du leader des houézèhouè. Au final, voir la Renaissance du Bénin voter pour le PRD en 2011 reste de la pure fiction et relève simplement du domaine de l'imaginaire. Cette analyse est d’autant plus intéressante si on la replace dans le contexte de 2006 avec la présidentielle et l’élection de Boni Yayi. Certes le G4 dans son ensemble semble s’opposer actuellement à la gestion faite par le docteur Boni Yayi du pouvoir (déclaration de Cotonou) mais chacun des membres du G4 savent au fond de leur conscience parce que c’est la réalité, que 2011 reste l’année de Boni Yayi. Les divergences inavouées, les griefs caches des uns contre les autres contribuent à cet état de choses. Ce qui fait que pour appeler à voter en 2011, ces leaders n’appelleront jamais un membre du G4. L’occupation du fauteuil présidentiel est tant envié par ces derniers et cela avec la même intensité qu’ils préféreront perdre ensemble que de choisir quelqu’un parmi. Cela est clair pour le G4, ils vont s’éclater bientôt au profit de Boni Yayi. D’ailleurs, le président Boni Yayi aurait avantage à composer avec la Renaissance du Bénin puisqu’il a déjà Tévoèdjrè de son côté pour renforcer sa prochaine victoire. La victoire est certaine, mais il pourra la renforcer au besoin.

Parlons du G13 à présent. Il faut dire d’entrée de jeu que le G13 est la partie mécontente des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE). Or le mécontentement n’est pas synonyme de l’opposition. La colère est passagère et cela nous est révélé dans les plus grands livres de la sagesse. Dans la Bible, on a plutôt célébré le retour de l’enfant prodigue. Il en sera ainsi du G13 en 2011 qui va retourner au père parce que l’enfant qui se fâche contre son père n’a jamais souhaité sa mort. Bien au contraire c’est en ces moments que la fibre paternelle et familiale s’affiche, s’aiguise et s’affirme. D’ailleurs qu’il s’agisse de Saley ou Gbadamassi, d’Agoua et autres, leur souhait a toujours été de travailler avec Boni Yayi. Seulement ils ont un passé qui les rattrape. Ce n’est pas tant leur volonté mais c’est seulement un petit groupe autour du président qui les écarte à raison les obliger à faire des cure de jouvence politique. Il suffit que le G13 se fasse baptiser à l’autel des FCBE pour soutenir à vive voix leur chef commun. Il suffit pour eux de confesser leur péché, de jurer de ne plus retomber dans les dédales de la chienlit pur obtenir la grâce du père. Et sans nul doute, c’est ce qu’ils feront. Parce qu’il faut bien le dire, la réalité des élections communales au Bénin, n’est pas la même que celle de la présidentielle. Quand il s’agira de choisir le président, les positionnements seront différents. Aussi bien le G13, la RB, le MADEP, le PSD s’aligneront derrière les FCBE contre le PRD de maitre Adrien Houngbédji.

Yayi Boni succédera à lui-même en 2011. Mais pour cela, il y a un bémol. Il doit tout faire pour s’approprier la formule de la jarre trouée, symbole de la gestion politique béninoise, symbole du visage béninois, symbole de sa particularité.

Ce que je crois

samedi 14 juin 2008

La danse des déchets solides à Cotonou : myopie ou manque de compétences

Pourquoi la gestion des déchets solides dans la ville de Cotonou apparaît comme la plus calamiteuse qu'on ait jamais connu? La réponse à cette question se trouve à deux niveaux esssentiellement: conceptuel et opérationnel. D'abord aussi bien pour les autorités municipales que la population de la ville, les déchets solides sont considérés comme une chose à jetter et non comme un problème à gérer. Il suffit de prêter une attention aux comportements des populations elles mêmes : vous les voyez verser les restes de nourritures dans les collecteurs d'eaux pluviales, jetter les déchets solides en plein air en créant des décharges sauvages par ci par là et pour certains, en refusant de s'inscrire aux structures de collecte des déchets. Cette situation compromet la propreté urbaine et le visage de la ville. Certains n'hésitent même pas à désigner Cotonou comme la ville aux mille déchets. Pour les autorités, c'est une carence grave au niveau de la gestion de la filière. Puisqu'il faut le signaler, la gestion des déchets est une filière : elle part de la pré-collecte, de la collecte au regroupement sur les décheteries jusqu'à l'étape ultime de l'enfouissement technique. Ici à cotonou, le processus s'arrête malheureusement au niveau du regroupement des déchets dans des bacs ou centres de regroupements installés dans la ville ou en périphérie. Cela est d'autant plus grave que la promiscuité de ces tas d'imondices créent de sérieux problèmes de santé publique aux populations riveraines et la population générale. Le phénomène de NIMBY (not in my back yard) accentue les difficultés opérationnelles de la mairie qui est obligée de changer de site à chaque fois. Mais ceci est valable lorsque la mairie présente une volonté temporaire de faire face aux problèmes. Sinon l'attitude la plus répandue consiste à laisser les déchets solides à leur propre sort afin que ces derniers continuent de discuter les trottoirs, les artères, la places publiques avec les populations. Or la ville est comme un organisme humain. Elle mange et après avoir mangé, elle élimine. A cet effet la municipalité de Cotonou au lieu de revendiquer à cor-et-à-cri la gestion du marché Dantokpa, ne ferait elle pas mieux d'exceller dans un premier secteur où sa compétence n'est pas discutée : celle de la gestion des déchets solides? Pourquoi attendre aussi longtemps avant de mettre en place une politique efficace de gestion des déchets solides dans la ville? une question de myopie ou de compétences? Il est d'agir car la croissance démographique elle ne donne pas de délai. Et comme indiqué dans une métaphore plus haut, pourquoi ne pas prévoir des "toilettes" (centre d'enfouissement technique) pour une gestion ultime des déchets solides dans la ville.
Ce que je crois

Ce que je crois

La politique de "qui gagne prend tout" hypothèque dangereusement les nouvelles démocraties et les démocraties rétablies. Une fois élue à la tête du pays, le président, le chef, le guide au départ rempli d'une humilité sans faille; se transforme très rapidement en léviathan, en guide suprême ou tout simplement en dictateur. Certains vont jusqu'à prôner la fin des partis politiques jusque là seuls garant du jeu démocratique et de l'alternance. C'est ainsi que de véritables blocages institutionnels s'intallent handicapant du coup les élans de développement des pays. Du Sénégal au Bénin en passant par la Côte d'ivoire, le Burkina faso, le Soudan etc.; le phénomène est identique même s'il prend par moments des couleurs locales. Comment introduire une vraie culture démocratique au sommet pour être conforme aux aspirations des peuples à la base? Comment rendre opérationnel le symbole de la jarre trouée afin que chaque fille et fils contribue efficacement aux élans de développement de son pays? C'est dans ce contexte très trouble qu'intervient ce que je crois, un blog de culture démocratique par excellence, de dénonciation des dérives démocratiques et de soutien aux initiatives de paix et de développement. Ce creuset d'expression plurielle qui se spécialise très tôt en politiques de développement, en démocratie, en environnement et en économie est le vôtre. Contribuez -y pour le bien du Bénin et des pays africains.
Ce que je crois